Retour sur Novembre

Le mois de novembre était un mois de rencontres, de travail d’équipe et de communauté.

J’ai assisté à des funérailles dans ma famille April. C’est une très grande famille qui compte beaucoup d’enseignants, d’artistes, d’entrepreneurs et de personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale. (Oui, je suis très April.) J’en parle parce que les commentaires de ma famille sur ma situation m’ont fait longuement réfléchir. J’ai un cousin qui a ri avec mépris lorsqu’il a su la marque de ma voiture. C’est assez triste qu’il juge de la valeur des gens (et donc de sa propre valeur) selon leurs possessions. Pour lui, je suis dans l’échec.
Avec une attitude inverse, j’ai une tante qui m’a dit avec enthousiasme qu’elle s’attendait me voir un jour à la télévision. Je ne devais surtout pas abandonner! Cette tante s’intéresse à la culture, mais sa mesure de la réussite passe par le vedettariat, en quelque sorte. Elle croit en moi, mais selon cette vision, je n’ai pas encore réussi (donc je suis dans l’échec). Je me vois aussi dans une zone d’échec, parce que mon rêve serait de vivre de mon art. C’était intéressant de constater que je représente bien plus de formes d’échecs que celle qui est importante pour moi.

J’ai eu quelques opportunités de faire de la figuration. J’ai fait une journée pour la série DMV, une comédie sur l’équivalent américain de la SAAQ. Je jouais une cliente insatisfaite. J’ai aussi fait deux jours pour une série sur Alice Guy-Blaché, l’une des premières réalisatrices de films de fiction. Je jouais une spectatrice, en 1912. Sur le plateau, les figurants sont au plus bas de la chaine hiérarchique. Nous sommes tout autant détestés par l’équipe technique que par les acteurs et pour des raisons tout à fait légitimes. Mais j’aime ces longues journées à me faire dire quoi faire. Ça me sort de la petite importance que je donne à mon quotidien. C’est mal payé, mais comme c’est une quinzaine d’heures par jour, le montant assez significatif pour la petite épreuve. Ça me laisse aussi avec un bagage d’anecdotes pour divertir celles et ceux que j’aime.

Zéa Calla

  • J’ai fait une séance de photos avec Alexandre Turgeon Dalpé pour le lancement de mon premier simple. Nous avons affronté la première grosse tempête et j’ai hâte de vous montrer le résultat.

  • J’ai joins un groupe d’artistes autogérés qui se rencontre à chaque mois. Avec un peu de chance, ça me permettra de continuer à faire évoluer mon projet.

  • J’ai eu une rencontre pour un projet de court métrage. J’écris les paroles pour une comédie musicale plutôt sombre…

Zéa Beaulieu-April

  • J’ai rencontré mon éditrice et ça ne s’est pas super bien passé. Nous n’avons pas la même vision de ce que mon livre devrait être. Je vais devoir réfléchir et mesurer ce que je suis prête à faire comme compromis.

Odile’s Snake & Joséane Beaulieu-April

  • Rien à mentionner qui serait une nouvelle nouvelle.

Je suis reconnaissante pour ce mois différent, plein de rencontres et de petites aventures.

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