Retour sur Janvier

Janvier était un mois de préparation, de planification et de retour en arrière. Il fallait que je voie clairement la situation avant de me relancer. Ce sont les aléas du travail autonome, mais j’ai eu un total de 50$ de revenu en janvier. Ça ira, parce que j’ai eu un bon mois de décembre, mais ça m’indique quand même que je vais devoir diriger mes objectifs vers les gigs payantes à court terme, si veux survivre jusqu’à la sortie de mes plus gros projets. J’ai passé la dernière année à m’appuyer sur les revenus passifs autour de ma musique, mais ils ont fortement ralenti. Je dois revoir ma stratégie.

J’ai aussi eu quelques jours de vacances. Je n’ai pas vraiment fait de pause pendant le temps des fêtes, mais j’ai passé quelques jours dans un chalet avec ma famille proche à la mi-janvier. Ça m’a fait du bien de sortir de ma routine, même si je n’ai pas complètement pu oublier mes engagements.

Zéa Beaulieu-April
Mon projet le plus important ce mois-ci était l’écriture de paroles de chansons pour une comédie musicale. On m’a approché pour ce projet de court métrage sombre et fantastique il y a plusieurs mois déjà. Je n’ai pas pu refuser l’invitation. C’est la première fois que j’écris des paroles à partir d’un scénario, avec pour objectif de faire avancer l’histoire. C’est vraiment stimulant. Les quatre chansons sur lesquelles je travaille sont très différentes, et m’amènent dans toutes sortes de directions créatives. Le cinéma est un art lent, mais le processus est stimulant et chaque étape amène une nouvelle perspective, une nouvelle expérience.

Je n’ai pas encore ma copie, mais le nouveau numéro de Spirale est sorti et j’ai signé un texte dans la section hors dossier, une recension de l’essai « La roue de la médecine » de Jennifer Grenz. Ça correspond au moment où j’écris une nouvelle recension.

Zéa Calla

Je continue de préparer le retour de Zéa Calla. Le premier single a passé par le cycle du mix et du master. En collaboration avec Alexandre Turgeon Dalpé, je poursuis la création du visuel. Nous avons fait le choix d’opter pour un processus artisanal et lent. L’opposition à l’artificialité et l’impatience du travail par IA est consciente et assumée. Nous allons prendre le chemin le plus long et nous nous assurerons de salir nos mains dans le processus. Cette chanson aborde l’idée de la résilience à travers plusieurs cycles de morts et de renaissances. Le visuel racontera la même histoire, sans compromis.

Odile’s Snake

J’avais plusieurs opportunités de travail qui ont été annulées en début d’année. C’est un peu décevant et vulnérabilisant, mais j’ai décidé de me concentrer sur ce que j’avais déjà à faire plutôt que de pousser pour trouver de nouvelles opportunités. J’y reviendrai.

L’actualité, autant chez nos voisins du sud qu’ici, à de quoi rendre fou. Je mesure bien l’absurdité de vouloir vivre la vie que je désire à l’époque du retour du fascisme. Je ne suis pas déconnectée du réel, mais nous avons encore le droit de dire : NON. Ce n’est pas le monde que nous acceptons d’habiter.

Précédent
Précédent

Pourquoi “J’ai l’goût d’partir?'“

Suivant
Suivant

le pire est de ne faire aucun bien