Retour sur février
Le mois de février était un mois de petites aventures, de risques mesurés, de nouvelles rencontres et de premières fois. J’ai adoré me lancer dans toutes ces directions et me pousser hors de ma zone de confort. Parce que j’aime généraliser et exagérer mes affirmations, je dirais que c’était le plus beau mois de ma vie.
C’était surtout un gros mois pour Zéa Calla et ses “side quests” musicales.
J’ai fait deux sessions d’enregistrement avec les comédiens de “la comédie musicale” en tant que preneuse de voix. Nous n’avions pas autant de temps que j’aurais souhaité et il y avait beaucoup trop de personnes dans le petit Studio Polo, mais nous sommes arrivés à des résultats malgré tout. J’enregistre ma voix, ou je la fais enregistrer, depuis près de vingt ans. Au fil des expériences, j’ai accumulé des désirs, (des frustrations,)… et surtout une vision claire de ce qui est nécessaire pour créer de bonnes conditions d’enregistrement. J’espère maintenant acquérir les connaissances nécessaires pour offrir le genre de sessions que je voudrais moi-même. J’ai d’autres sessions prévues en mars et j’aurai l’occasion de continuer à développer ma pratique.
Le 5 février, c’était le lancement de Nana Quinn à la Sala Rossa. J’avais pour tâche de faire l’accompagnement musical pour les poètes en première partie : Sayaka Araniva Yanez, Juliette Langevin, Andréane Frenette-Vallière, Carole David et Elissa Kayal. Je me suis préparée minutieusement et j’ai l’impression que ça s’est bien passé (les commentaires étaient très positifs). C'était la première fois que j'utilisais une basse pour l'accompagnement de poésie et je pense avoir touché à quelque chose d'assez intéressant. Je me suis mise en mode écoute. Je ne serais pas surprise d’apprendre que ma respiration était complètement synchronisée avec celle des poètes. C’était très stimulant.
Je suis aussi allé à Québec faire un tour au Phoque-Off, un festival de spectacles vitrines, d’ateliers et de formations de toutes sortes. J’ai assisté à une rencontre avec un collectif d’artistes autogérés, j’ai participé à une séance de speed dating avec des salles de spectacles indépendantes et des festivals, j’ai suivi un atelier sur la parité, j’ai écouté une formation sur le lancement de la musique en 2026, j’ai joint un cercle de discussion sur la santé mentale dans le milieu de la musique et j’ai joué à être Zéa Calla dans plusieurs 5 à 7 de PR.
En revenant de Québec, je me suis jointe à mon amie Lann Déry pour donner une conférence sur la persévérance au Cégep Rosemont. J’étais… inspirée.
Lumos oracle organise les Événements de divination & autres pratiques spirituelles et dès la prochaine édition, le 1er mars, je deviendrais une régulière. C’est une très belle opportunité pour moi, qui me permettra de rencontrer toutes sortes de personnes et vivre de nouvelles expériences. Mon intégration à ses événements exigeait que je passe une entrevue… C’était certainement la lecture la plus stressante de ma vie! Apparemment, ça s’est assez bien passé.
J’ai un texte dans le nouveau numéro de Spirale, une recension sur le livre La roue de la médecine. Un nouveau récit pour guérir la planète de Jennifer Grenz (traduit de l’anglais par Geneviève Forest Boulanger), publié à Écosociété. J’y ai plongé avec toute l’impatience de mon écoanxiété et j’en suis sortie avec un profond sentiment de gratitude : « La présence d’espèces indigènes est un critère déterminant du succès d’une restauration. Pourtant, après des années d’expérience, Grenz et ses collègues en sont venus à croire que cette approche est insuffisante, voire vouée à l’échec. Pour qu’une restauration soit véritablement durable, “ il faut tenir compte de l’histoire et de la culture, de l’équilibre mental et physique de notre peuple ”. »
La dernière semaine de février était étrange… flottante… très inconfortable après autant d’action. Elle m’a toutefois permise de préparer mon mois de mars. C’est partie!
Autre nouveauté : Je ne conduis pas depuis longtemps, mais je dois admettre que j’y prends goût. J’ai récupéré une partie de ma collection de CD, qui dormait chez mes parents. Pour la plupart d’entre nous, les goûts musicaux que nous développons à la fin de notre adolescence, une période cruciale pour la formation de notre identité, imprègnent profondément notre esprit et nos préférences. Pour ma part, cela inclut Gorillaz, Bjork, Portishead, NIN, ainsi que Jean Leloup et M, et ce groupe qui m’a profondément inspirée, mais dont je préfère désormais taire le nom. D’ici à ce que je me sente assez confiante pour m’inscrire sur Amigo Express comme conductrice, j’en profite pour chanter Zebda sur la 40 : JE CROIS QUE ÇA VA PAS ÊTRE POSSIBLE / PAS ÊTRE / POSSIBLE!!!!!!